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« TravailS » ?
vendredi 18 janvier 2013
On me dit de lire, on me dit de lire… Tu parles d’un travail, toi !
Tiens, un exemple, mes yeux se promènent sur un texte. Pas sûr de tout comprendre. Je fais avec ce que j’ai. Et comme j’ai peu, je peux peu.
Résultat, ma tête retient des bouts…
Par exemple
« Aimant, émotif, sensible et émouvant l’homme est en mouvement. »
Ben, bien sûr, moi aussi je bouge et pas qu’un peu…
« C’est pourquoi celui qui travaille prend du plaisir, souffre ou encore s’ennuie. »
Oui ben pour moi, c’est plutôt les deux derniers, c’est-à-dire « souffre » et « s’ennuie ».
« Nous ne cessons jamais d’être des sujets. »
Moi, je pensais que des sujets il n’y en avait que accrochés aux verbes et voilà-t-y pas que le texte il me dit que j’en suis un. Je me demande à quel verbe je suis rattaché…
« Nous cherchons tous à travailler mieux. »
ça c’est sûr : histoire de ne pas avoir d’histoires avec les parents ou les patrons.
« Ni plus ni moins. Juste mieux et encore mieux, toujours. »
Là, c’est beaucoup moins sûr pour moi. Faut quand même pas exagérer…
« Nous produisons parce que nous pensons, parlons, sommes organisés, expérimentés, critiques, nous produisons parce que nous mettons du sens dans nos actes, nous produisons parce que nous respirons, sentons, écoutons, observons... »
Ouh là ! Je me dis que je ne suis pas prêt de produire, moi. Il m’en manque un paquet dans la liste.
« Notre corps agissant ne cesse d’être créateur, c’est ce que tente de donner à entendre ce numéro de TRAVAILS. »
« Corps créateur » ? Qu’est-ce que ça peut bien être ? J’en ai un moi ?...
Et puis une belle et grosse faute : « Travails ». Je le sais parce que je la faisais avec « Chevals »…
Bon tout ça pour dire que lire n’est pas un mince travail, que je ne suis pas sûr d’avoir accroché les bons petits bouts de ce texte. Bref, que je ne suis vraiment pas sûr d’avoir compris…

